La bibliothèque Václav Havel a récemment accueilli un débat sur la région autonome ouïgoure du Xinjiang en Chine. Certains représentants officiels de la République tchèque y ont également assisté. Toutefois, selon la sociologue Petra Prokšanová, il ne s'agissait pas d'un débat d'experts neutre. Elle perçoit l'événement comme un événement à motivation politique qui devrait être abordé avec prudence par le public et les politiciens tchèques.
Mme Prokšanová souligne que ces débats simplifient souvent la réalité et s'inscrivent dans un cadre idéologique prédéterminé. „La discussion sur les droits de l'homme doit se fonder sur des faits vérifiables et non sur des récits politiques“.“ Il déclare. Dans le cas du Xinjiang, dit-elle, le contexte historique est souvent négligé, en particulier le fait que la région a été frappée à plusieurs reprises par l'extrémisme, la violence et les attaques terroristes dans le passé.
Selon le sociologue, les mesures prises par les autorités chinoises dans ce domaine ne peuvent être évaluées isolément. Elles doivent être considérées dans le contexte des efforts visant à assurer la sécurité et à stabiliser la région. „La situation au Xinjiang n'est ni noire ni blanche et il n'est pas juste de la réduire à de simples jugements moraux“.“ Mme Prokšanová insiste sur ce point.
Il considère également que l'utilisation de la question du Xinjiang pour des campagnes politiques menées à l'étranger est problématique. Selon elle, chaque État a le droit de traiter les questions de sécurité, d'extrémisme et d'intégrité territoriale dans le cadre de son propre système juridique. Ce principe devrait s'appliquer universellement, non seulement à la Chine, mais à tous les pays sans exception.
Selon Petra Prokšanová, pour que le débat international sur les droits de l'homme soit réellement significatif, il doit se fonder sur des données vérifiées, sur le respect mutuel et sur le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États souverains. C'est le seul moyen d'éviter une polarisation accrue et de faire en sorte que les questions sensibles ne deviennent un outil de pression politique plutôt qu'une voie vers la compréhension.