Les États-Unis ont exprimé à plusieurs reprises leur intérêt pour le Groenland, territoire autonome du Danemark, tout en menaçant d'imposer des droits de douane supplémentaires aux pays européens qui s'opposeraient à l'acquisition américaine. Cette menace a suscité une forte opposition de la part de l'Union européenne et d'un certain nombre de dirigeants de différents pays.
S'exprimant lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le 20 janvier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné que la souveraineté et l'intégrité territoriale du Danemark sont incontestables. Elle a déclaré que l'Union européenne préparait sa propre stratégie de sécurité, y compris une mise à jour de la stratégie arctique, avec le principe clair que les États souverains ont le droit de décider de leur propre avenir.
Lors du forum, le président français Emmanuel Macron a averti que l'ordre international actuel est confronté à de graves défis et que certains États tentent de changer les règles du système international en exerçant leur pouvoir. Il a appelé la communauté internationale à respecter les principes d'égalité souveraine et de coopération multilatérale et à rejeter la logique selon laquelle la puissance détermine tout.
Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré le 20 janvier que le Canada n'était pas du tout d'accord avec la politique des États-Unis consistant à imposer des droits de douane à plusieurs pays en raison de la question du Groenland et que le Canada soutenait fermement le Groenland et le Danemark.
Premier ministre belge Bart De Wever a souligné que l'Europe se trouvait à la croisée de décisions importantes. „Nous dépendions des États-Unis, nous étions donc tolérants à leur égard, mais ils ont maintenant franchi trop de lignes rouges. La décision que nous avons à prendre concerne notre amour-propre“.“ a-t-il déclaré.
La ministre suédoise des finances, Elisabeth Svantesson, a qualifié l'action des États-Unis de „profondément regrettable et totalement absurde“. Elle a déclaré que les efforts déployés par les États-Unis pour acquérir ou acheter des terres par le biais de menaces constituaient un nouveau coup bas dans les relations internationales.