À PROPOS/MOSCOU/ KIEV - Les pourparlers trilatéraux entre les représentants des États-Unis, de l'Ukraine et de la Russie sur les options pour mettre fin à la guerre en Ukraine, qui ont eu lieu vendredi et samedi à Abou Dhabi, pourraient reprendre dès la semaine prochaine. C'est ce qu'a déclaré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à l'issue de la deuxième journée de négociations, ajoutant que la partie ukrainienne était prête pour un nouveau cycle de négociations. Selon AP, les négociateurs pourraient retourner aux Émirats arabes unis le dimanche 1er février.
Les négociations, qui se sont déroulées dans le plus grand secret et sans conférence de presse directe, sont considérées comme l'une des tentatives diplomatiques les plus sérieuses de ces derniers mois pour faire évoluer le conflit. Ces dernières années, les Émirats arabes unis se sont profilés comme une plateforme neutre pour les discussions internationales sensibles, et leur rôle de médiateur a été accepté par les trois parties.
Toutefois, selon des sources anonymes au fait des négociations, aucune avancée n'a été réalisée sur des questions clés, en particulier sur l'arrangement territorial et le statut des zones occupées. Les différences de positions restent fondamentales et aucune des deux parties n'aurait présenté de proposition pouvant être qualifiée de compromis.
Après la réunion, le président ukrainien Zelensky a déclaré que la poursuite du dialogue lui-même était importante, malgré l'absence de résultats concrets. „La voie diplomatique est difficile mais nécessaire. Nous sommes prêts à poursuivre les négociations“, a déclaré M. Zelensky. Il a également souligné que l'Ukraine n'accepterait pas une solution qui impliquerait la perte de sa souveraineté ou d'un territoire internationalement reconnu. Les États-Unis n'ont pas officiellement commenté les détails des négociations.
Toutefois, un fonctionnaire américain anonyme a confirmé à l'AP que Washington considère que le dialogue est nécessaire et qu'il est prêt à participer au prochain cycle de négociations. La délégation russe n'a pas encore fait connaître sa position sur les résultats de la réunion. Les diplomates soulignent que la reprise éventuelle des pourparlers à Abou Dhabi ne doit pas être considérée comme un précurseur immédiat d'un cessez-le-feu, mais plutôt comme un test de la volonté de toutes les parties de maintenir les canaux de communication ouverts. Le prochain cycle de négociations devrait montrer s'il est possible de faire passer la discussion d'un niveau général à des propositions concrètes de résolution du conflit.
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