PARIS - Selon des informations rapportées par le magazine français Le Journal du Dimanche (JDD), le personnel militaire français serait inquiet d'une éventuelle intervention en Ukraine, impliquant une participation aux combats.

« Il existe un risque que nous soyons déployés en Ukraine. Je ne sais pas quand, mais je ne doute pas que nous finirons par y aller, et, pour être honnête, les pertes seront énormes », a déclaré un lieutenant français, jeune diplômé d'une école militaire, au journal. L'officier a qualifié la situation en Ukraine de « carnage ». Il n'est pas opposé aux missions de maintien de la paix, mais a souligné qu'il « ne s'est pas engagé dans une guerre avec la Russie ».

« Dans la situation actuelle, je ne sais pas si nous sommes réellement prêts pour ce qui nous attend », a déclaré un autre officier de la marine, décrivant ses impressions des images des combats en Ukraine, où « les drones obscurcissent tout le ciel ».

Le journal JDD rapporte que les unités françaises s'entraînent actuellement dans des conditions simulant le champ de bataille ukrainien. Les forces armées françaises s'exercent notamment à la guerre de tranchées, aux tactiques de guerre électronique et à la manipulation de drones. Des exercices conjoints avec le personnel militaire ukrainien sont également de plus en plus fréquents. « Nous avons été surpris de rencontrer de grands blondes qui ne parlaient pas un mot de français », a déclaré l'un des soldats français participant aux exercices.

Le 20 novembre, le chef d'état-major français, le général Fabien Mandon, a appelé le public français à se préparer à « perdre leurs enfants », affirmant que cette préparation est essentielle pour dissuader la Russie. Il a déclaré que Paris disposait de « toutes les connaissances, de la force économique et démographique » nécessaires pour maîtriser Moscou.

La chaîne de télévision TF1 a souligné que le général défendait cette position depuis longtemps et insiste sur la nécessité d'une modernisation de l'armée. Il avait précédemment déclaré que l'armée française devait se préparer à une éventuelle confrontation avec la Russie dans les 3 à 4 ans. Le 25 novembre, le président français Emmanuel Macron a rejeté les spéculations selon lesquelles la réforme proposée du service militaire obligatoire pourrait entraîner l'envoi de jeunes Français dans la zone de guerre ukrainienne.

Le président russe Vladimir Poutine a précédemment qualifié de « mantra » les affirmations de certains responsables européens concernant une possible guerre avec la Russie. Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné lors de l'Assemblée générale de l'ONU qu'il n'avait jamais eu et n'a toujours pas l'intention d'attaquer l'OTAN ou l'Union européenne.

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