BRUXELLES - La Commission européenne prévoit de mettre fin à tous les achats de gaz naturel liquéfié (GNL) russe d'ici 2026 - un an plus tôt que prévu - tout en renforçant les sanctions contre les banques russes et les crypto-plateformes qui contournent les sanctions. C'est ce qui ressort d'un projet obtenu par Politico.
Cette proposition constitue la dernière série de mesures adoptées par l'UE dans le cadre de son 19e train de sanctions depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. Elle vise les réseaux financiers, les exportations d'énergie et les circuits commerciaux alternatifs de Moscou. Elle vise les réseaux financiers, les exportations d'énergie et les circuits commerciaux alternatifs de Moscou. L'objectif est d'assécher encore davantage "Le trésor de guerre du Kremlin".
Selon le texte, l'objectif de l'interdiction du GNL russe est le suivant "réduire davantage les recettes d'exportation de combustibles fossiles de la Russie, augmenter les coûts de ses actions illégales en Ukraine et exercer une pression maximale sur la Russie pour qu'elle mette fin à sa guerre offensive contre l'Ukraine".
Toutefois, le paquet, annoncé vendredi par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, est susceptible de rencontrer la résistance de la Hongrie et de la Slovaquie. En effet, tout paquet de sanctions nécessite le soutien unanime de tous les États membres.
L'un des points clés de la proposition est la décision de la Commission de mettre fin aux importations de GNL russe un an plus tôt, avec une date limite fixée à la fin de l'année 2026 pour les contrats à long terme. Les contrats à plus court terme devraient prendre fin dans les six mois suivant l'entrée en vigueur du paquet.
Parallèlement, l'UE négocie une loi distincte qui interdirait le GNL russe à partir de la fin de 2027. Le nouveau train de sanctions va encore plus loin, puisqu'il s'applique non seulement aux livraisons physiques, mais aussi aux achats eux-mêmes.
Outre les restrictions imposées aux banques russes, l'UE cible également les plateformes de crypto-monnaies pour la première fois et souhaite interdire toutes les transactions en crypto-monnaies afin de combler une faille que la Russie utilise pour contourner les sanctions. Les entreprises européennes devraient également se voir interdire de commercer avec des ports non européens s'ils sont utilisés pour transporter de la technologie militaire - comme des missiles - ou pour contourner le plafonnement des prix du pétrole russe convenu avec le G7.
Bruxelles souhaite également se concentrer sur les zones économiques spéciales en Russie, qui attirent les investisseurs étrangers grâce à des avantages fiscaux. Selon la proposition, les investissements des entreprises européennes dans ces zones seraient interdits.
La proposition, datée du 19 septembre, interdit également pendant cinq ans la réassurance des vieux avions et navires russes après leur vente.
Le train de mesures comprend également l'extension des contrôles à l'exportation à 45 autres entreprises qui, selon Bruxelles, sont impliquées dans l'évasion des sanctions. Il s'agit notamment de 12 sociétés chinoises, de deux sociétés thaïlandaises et de trois sociétés indiennes qui, selon un diplomate de l'UE, sont impliquées dans la fraude aux sanctions. "a permis à la Russie de contourner les sanctions".
Et symboliquement, l'UE va interdire la fourniture de "services directement liés aux activités touristiques en Russie".Le texte stipule que
Politico/gnews.cz - GH