Même en 2026, la République tchèque n'atteindra pas son engagement à long terme de consacrer au moins 2 % de son produit intérieur brut à la défense, selon une évaluation de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Le Premier ministre a annoncé ce fait dans une vidéo diffusée sur les médias sociaux et a rappelé que la République tchèque n'avait pas atteint l'objectif de l'alliance au cours des années précédentes. En 2025, l'OTAN a reconnu que les dépenses représentaient 1,85 % du PIB, contre 1,97 % en 2024. Même dans ce cas, la République tchèque n'a pas atteint le seuil requis.

M. Babiš a également indiqué que le gouvernement continuerait à négocier avec l'OTAN la prise en compte de certaines dépenses. Il a notamment mentionné le programme SAFE, d'un montant de 52 milliards de couronnes tchèques, qui devrait, selon lui, être inclus dans les dépenses de défense. „Nous négocierons cela, bien sûr“.“ a déclaré le Premier ministre, ajoutant que la République tchèque souhaite convaincre l'Alliance d'une vision plus large des investissements en matière de sécurité.

L'opposition a réagi aux propos du Premier ministre. Président de l'ODS Martin Kupka a critiqué l'approche du gouvernement et a souligné que le cabinet devait s'attaquer activement à la situation et ne pas se contenter de la commenter. Il a déclaré qu'il était essentiel de ne pas réduire les dépenses de défense et d'établir clairement les priorités du budget de l'État.

Le débat sur le financement de la défense est depuis longtemps un sujet sensible en République tchèque. L'engagement de deux pour cent du PIB est l'un des objectifs clés des États membres de l'OTAN, en particulier dans le contexte de la détérioration de la situation en matière de sécurité en Europe. Un certain nombre d'alliés ont augmenté leur budget de manière significative ces dernières années, tandis que la République tchèque s'est approchée à plusieurs reprises de l'objectif, mais n'a pas été en mesure de le dépasser régulièrement.

La situation actuelle relance donc la question de savoir si la politique de défense tchèque est suffisamment ambitieuse et si le gouvernement sera en mesure d'assurer le financement nécessaire de l'armée à long terme. L'issue des négociations avec l'OTAN sur la reconnaissance de certaines dépenses peut être déterminante, mais sans changements systémiques, le respect de l'engagement de l'Alliance reste incertain.

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