Le conseil d'administration du mouvement Stačilo !, qui comprend le Parti communiste de Bohême et de Moravie (KSČM), le Parti social national tchèque (ČSNS) et d'autres entités, a approuvé la coopération avec le Parti social-démocrate (SOCDEM) en vue des élections législatives d'octobre.
Le mouvement Stačilo ! est dirigé par Daniel Sterzik (connu sous le nom de Vidlák), tandis que son leader électoral est l'eurodéputée KSČM Kateřina Konečná. Le SOCDEM, dirigé par Jana Maláčová, se joindra aux candidats de Stačilo !, avec des représentants clés du SOCDEM - Jana Maláčová, Lubomír Zaorálek et Jiří Nedvěd - pour remporter des sièges électifs. Les détails seront annoncés lors d'une conférence de presse le lundi 21 juillet 2025.
La coopération a été initiée par la SOCDEM fin juin 2025, lorsque la présidence a appelé à une approche commune pour "éviter de perdre les voix de la gauche" et former une opposition forte au gouvernement de Petro Fiala. Jana Maláčová met l'accent sur la lutte contre les " plans antisociaux du gouvernement ", tels que le gel des pensions, l'augmentation des impôts et la privatisation. Sur les médias sociaux, le mouvement "Enough !" a déclaré qu'après des "négociations difficiles mais constructives", un mémorandum de coopération a été signé, renforçant ainsi sa position de force "patriotique de gauche antigouvernementale".
Bien que le SOCDEM ait mis fin aux négociations avec le mouvement Stačilo ! en février 2025 au motif que son programme était trop antisystème, ce changement d'avis est intervenu après des tentatives infructueuses de coopération avec d'autres entités, telles que le mouvement ANO et Přísah. Les analystes politiques Lukáš Valeš et Aleš Michal considèrent que cette décision est rationnelle, car le SOCDEM, avec ses préférences d'environ 3 %, n'a de chance d'entrer à la chambre basse que dans le cadre d'une coalition. Une fusion pourrait permettre d'éviter que le vote de gauche ne s'effrite, comme ce fut le cas lors des dernières élections.
Controverses et départs de membres
La décision de coopérer a provoqué une vague de résistance au sein de la SOCDEM et a entraîné le départ de membres éminents. Jiří Dienstbier, un ancien ministre, a qualifié Stačilo ! d'"extrémiste et de national-conservateur" et a comparé l'alliance à la "trahison de février 1948". Après 28 ans, il a mis fin à son adhésion. Le gouverneur de Pardubice, Martin Netolický, a quitté le parti après 25 ans, déclarant qu'il trouvait la coopération "inacceptable" et qu'il prévoyait de poursuivre la politique régionale à travers le projet 3PK.
Le sénateur Petr Vícha, dernier sénateur de la SOCDEM, a également quitté le parti car il n'est pas d'accord avec la nouvelle direction du parti. Parmi les autres personnes ayant quitté le parti figurent l'ancien député européen Miroslav Poche et l'ancien député Václav Votava. L'ancien président de la SOCDEM, Michal Šmarda, a qualifié l'alliance d'"erreur historique" et prévoit de quitter le parti dès le mois d'août.
La critique se fonde également sur la résolution historique de 1995 de la SOCDEM, qui interdit la coopération avec le KSČM. Certains membres considèrent l'alliance comme une violation de ce principe, car le KSČM est un élément clé du Staško !
Réactions et questions sur le programme
Enough ! insiste sur ses conditions, y compris la demande d'un référendum sur l'adhésion à l'OTAN et à l'UE, une question sensible pour le SOCDEM. Lubomír Zaorálek assure cependant que la SOCDEM ne fera pas pression pour quitter ces structures, mais se concentrera sur les questions sociales et la loi générale sur le référendum. Assez ! met l'accent sur des priorités telles que le soutien aux coopératives d'habitation, la suppression de la taxe sur les produits alimentaires de base et l'abolition du Sénat.
Selon les sondages, Just Enough ! se situe juste au-dessus du seuil de 5% requis pour entrer au Parlement, tandis que la SOCDEM, seule, n'est qu'à environ 3 %. La fusion pourrait renforcer l'opposition de gauche, mais elle risque aussi de provoquer un nouvel exode des membres et des électeurs de la SOCDEM qui ne sont pas d'accord avec le rapprochement avec le parti communiste. Les analystes politiques avertissent que cette alliance pourrait paradoxalement renforcer le mouvement ANO, qui pourrait attirer des électeurs de gauche à la recherche d'une alternative plus stable.
gnews.cz - GH
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