Calendula officinalis (souci officinal) : cette plante ornementale aux fleurs jaune-orangé possède un large éventail de propriétés thérapeutiques. Elle est utilisée à la fois en usage externe et interne. La partie utilisée est la fleur, plus précisément les pétales périphériques (Flos calendulae sine calice), ou bien la fleur entière avec le calice (Flos calendulae cum calice). Le nom latin du souci est dérivé du nom romain du premier jour du mois, ce qui est lié soit à la longue période de floraison de cette plante médicinale, soit au nombre de pétales de ses fleurs, qui correspond au nombre de jours dans un mois.

Description : Le souci officinal est une plante annuelle, mesurant de 30 à 50 cm de hauteur, avec une racine fibreuse et une tige droite, ramifiée et glanduleuse. Les feuilles sont entières, les feuilles inférieures étant ovales, les feuilles supérieures oblongues, cunéiformes et pubescentes. Les fleurs sont des capitules orange ou jaunes d'un diamètre de 4 à 6 cm. Le fruit est une akène incurvée, épineuse sur le dos et grossièrement striée transversalement.

Le souci se développe bien dans les endroits ensoleillés et sur tous types de sols. Il nécessite une humidité suffisante lors de la germination. Il fleurit de juin à l'automne. Si les fleurs du souci sont encore fermées après sept heures du matin, on peut s'attendre à de la pluie ce jour-là.

Répartition : Le souci est l'une de nos plantes annuelles les plus anciennes, connue dans les jardins ruraux et monastiques. Il est probablement issu d'un croisement ancien et stabilisé entre le souci à fleurs de pavot de la région méditerranéenne européenne et le souci étoilé de Sicile et d'Afrique du Nord.

Histoire de l'utilisation : Le souci est connu en France depuis le XIIe siècle et s'est tellement naturalisé qu'il est parfois considéré comme une mauvaise herbe. Nos ancêtres, pragmatiques, ont surtout apprécié ses propriétés médicinales. Les anciens Égyptiens l'utilisaient déjà comme agent rajeunissant, les hindous l'utilisaient pour décorer les autels des temples, et les Perses et les Grecs utilisaient ses fleurs pour décorer les plats. Aujourd'hui encore, le souci est ajouté dans de nombreux pays européens aux soupes et aux ragoûts pour aromatiser ou pour colorer les fromages et le beurre. En France, il est cultivé dans les jardins comme plante ornementale, mais aussi à grande échelle pour les besoins de l'industrie pharmaceutique.

Récolte : Les pétales ou les fleurs entières du souci sont récoltées de juin à août, parfois en septembre. Le meilleur moment est une belle journée ensoleillée, peu avant midi. On essaie de choisir principalement les fleurs orange, qui seraient plus efficaces que les fleurs jaunes. La plante est séchée à l'ombre ou par séchage artificiel à des températures inférieures à 40 °C. La plante séchée doit être protégée de la lumière. Étant donné qu'elle absorbe facilement l'humidité de l'air, il est recommandé de la sécher de temps en temps. La plante séchée doit avoir la même couleur que les fleurs récoltées. Le taux de dessiccation est de 6 à 8 : 1.

Culture : Il existe plusieurs variétés qui se distinguent par la couleur des fleurs (orange, jaune, avec un centre plus foncé) ou par la hauteur de la plante. La culture est très facile, c'est une plante adaptée aux débutants, qu'ils soient enfants ou adultes. Le souci n'est pas exigeant en matière d'exposition et peut bien pousser au soleil ou à mi-ombre. Le sol doit être riche. Une culture en conditions plus sèches améliore la qualité des fleurs et des feuilles. Il se propage par graines, qui sont semées directement en place à l'automne ou au printemps (mars à mai), ou les plants peuvent être pré-cultivés en serre (février à mars). Les premières fleurs apparaissent environ 10 semaines après le semis.

Principes actifs : Les fleurs de souci contiennent des substances médicinales précieuses, notamment des huiles essentielles, la chalcone, des pigments organiques, de l'acide salicylique, des graisses, des cires, des saponines, des résines, des flavonoïdes, des mucilages, des acides organiques, de la vitamine C et d'autres substances moins connues.

Effets sur l'organisme : Par voie externe, le millepertis a d'excellentes propriétés pour soulager les varices, accélère la cicatrisation des plaies et des escarres, et possède également des propriétés anti-inflammatoires. Par voie interne, il améliore la fonction hépatique et biliaire, et favorise la digestion. Il agit sur le système nerveux et a un léger effet sédatif. Il améliore la fonction cardiaque et est utilisé en gynécologie pour traiter divers problèmes féminins, seul ou en combinaison avec la consoude ou la digitale. Des propriétés anticancéreuses ont été observées chez le millepertis, notamment dans le domaine du tractus digestif et des organes féminins. Le millepertis peut être utilisé dans le traitement des ulcères, accélère la granulation des tissus, cicatrise et purifie.

La plante a un faible effet antispasmodique cliniquement prouvé, favorise l'excrétion de la bile et réduit la transpiration. En raison de ses propriétés cicatrisantes et antiseptiques, elle est considérée comme un excellent remède pour les peaux sèches et les lèvres gercées. Le millepertis est donc également utilisé en cosmétique.

En médecine traditionnelle, il est principalement utilisé sous forme de teinture ou de pommade pour les compresses sur les escarres. En médecine moderne, l'extrait de millepertis est également un composant de pommades pour les ulcères des jambes, les varices et les escarres. Pendant la guerre civile américaine, les médecins militaires l'utilisaient pour traiter les plaies ouvertes.

L'utilisation du millepertis dans la préparation de thés pour les troubles de l'estomac et de la vésicule biliaire est aujourd'hui rare. Il était considéré comme approprié et très doux pour les patients alcooliques. L'extrait de fleurs est souvent un ingrédient des préparations utilisées après l'extraction des dents. L'huile de millepertis, obtenue par macération des fleurs, est très connue. Ses propriétés thérapeutiques bénéfiques sont utilisées dans de nombreux produits dermatologiques et en aromathérapie. Elle apaise et cicatrise les peaux irritées, les engelures et les fissures des mamelons lors de l'allaitement (elle n'est pas toxique pour le bébé).

Utilisation : L'infusion de millepertis est très efficace, en particulier en cas d'inflammation, pour les affections gynécologiques, elle régule les menstruations, en cas de troubles de la pancréatite, en cas de troubles digestifs. Elle a également des propriétés anticancéreuses, notamment préventives (en gynécologie). Elle a un effet bénéfique sur les troubles de la circulation sanguine, les maladies du foie, en cas de jaunisse infectieuse, et purifie le sang. Si elle est consommée régulièrement, elle améliore la fonction du muscle cardiaque. Elle est consommée en cas de troubles de l'estomac et des intestins, en cas de crampes et d'ulcères, ainsi qu'en cas de colite. Elle est recommandée en cas de diarrhées importantes, d'urine aqueuse et sanglante. Elle est également utilisée pour compléter le traitement de la typhoïde. Elle peut même éliminer les parasites du corps. Un rinçage doux des yeux avec une infusion tiède améliore la vision et, en général, l'infusion guérit les inflammations oculaires et auriculaires. Le décoction peut également être utilisée comme bain de bouche. L'infusion est préparée à partir d'une cuillère à café de plante pour 100 à 150 ml d'eau, mais le temps d'ébullition ne doit pas dépasser 1 à 2 minutes. Pour la préparation de solutions pour application externe, il est recommandé d'augmenter la concentration du décoction de 2 à 3 fois. C'est ici que son utilisation principale réside : pour laver et faire des bains pour les plaies inflammées, les ulcères des jambes et les zones atteintes de mycoses.

La pommade de millepertis soulage très rapidement les douleurs et les tensions associées aux cicatrices post-opératoires et accélère considérablement leur cicatrisation. Elle est également recommandée pour les varices, les inflammations des veines, les ulcères des jambes qui ne cicatrisent pas, les engelures et les brûlures. Elle est également utilisée pour les ulcères des seins, même d'origine cancéreuse. Elle est également appropriée pour les mycoses des pieds. De manière générale, elle peut être recommandée pour tout problème de peau.

Comme l'infusion pour usage externe ou la pommade, on peut utiliser une teinture à base de fleurs de souci. Cette teinture doit être diluée dans de l'eau bouillie avant utilisation, ou (pour augmenter son efficacité) dans une infusion de souci.

Le jus des fleurs de souci fraîches peut être utilisé contre les verrues et la gale (dans ce cas, il est toutefois indispensable de consulter un médecin).

Toxicité et effets secondaires : Lorsqu'elle est utilisée dans les doses appropriées, cette plante ne présente pas d'effets secondaires indésirables et n'est pas toxique.

Autres utilisations : Les fleurs de souci sont également utilisées au quotidien. En faisant bouillir les fleurs de souci, on obtient une teinture jaune vif, que l'on peut ajouter aux plats pour améliorer leur couleur. Les pétales peuvent également être utilisés pour décorer occasionnellement la viande, les salades froides, les tartinades et les salades de fruits. Une tisane rafraîchissante à base de fleurs fraîches est également excellente. Les fleurs de souci, fraîches ou séchées, peuvent être ajoutées aux crèmes et aux bains pour leurs propriétés cicatrisantes, purifiantes et adoucissantes. La couleur orange vif du souci est également très agréable dans les bouquets décoratifs séchés. Au début du printemps, on peut cultiver le souci en serre.

Mélange pour la purification du sang : 30 g de fleurs de souci, 10 g d'ortie, 10 g de millepertuis ; verser une cuillère à café de ce mélange dans 0,25 litre d'eau bouillante et laisser infuser brièvement. Boire 2 à 3 fois par jour, en petites quantités.

Préparation d'une pommade de souci : Pour 1 kg de saindoux (que vous pouvez faire fondre vous-même ou acheter déjà fondu, sans gras), il faut une poignée de pétales de fleurs de souci (il n'est pas nécessaire d'en faire des économies). Il est bien sûr possible d'utiliser les fleurs entières, mais les pétales seuls sont plus appropriés. Si vous n'avez pas de pétales frais, vous pouvez utiliser des pétales séchés. Certaines recettes recommandent de faire macérer les pétales dans de l'alcool pur avant de les mélanger au saindoux fondu, mais il est tout à fait possible de simplement ajouter les pétales au saindoux fondu. Pour une meilleure odeur, on peut ajouter de la lavande. Ensuite, on laisse le saindoux avec les pétales prendre. Puis, on le refait fondre et prendre 2 à 3 fois (sans le faire bouillir, juste le faire fondre et mélanger). Ensuite, on laisse le mélange refroidir pendant au moins une semaine. Après une semaine, on le refait fondre et on le filtre à travers un tissu ou une passoire en plastique (le contact avec le métal n'est pas souhaitable, il faut donc utiliser une casserole en verre ou émaillée). Dans le mélange refroidi, on mélange soigneusement environ une cuillère à soupe de glycérine (ou un peu d'indulgone) pour l'hydrater. Ce n'est pas indispensable, mais la pommade sera alors plus facile à appliquer. On remplit ensuite des petits pots parfaitement secs avec cette pommade. On les ferme seulement après qu'ils aient pris, sinon l'humidité pourrait se condenser sur le couvercle et la pommade pourrait moisir. C'est pourquoi, pendant tout le processus de fabrication, il faut veiller à ce qu'aucune eau n'y pénètre.

Auteur : Jiří Široký

Cet article a été publié avec l'aimable autorisation du magazine Sféra.

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