Tour d'horizon rapide des principaux événements du jour :

  • Prysmian rachète Atkore pour 3,8 milliards de dollars

  • AstraZeneca a négocié avec Bristol Myers Squibb

  • Holcim cède ses actifs philippins au chinois Huaxin

  • Cboe a finalisé la vente de la bourse australienne à TMX

  • FleetPartners a reçu une offre de Pacific Equity Partners

  • BP a vendu la raffinerie de Gelsenkirchen au groupe Klesch

  • Le pétrole a baissé dans l'espoir d'un accord avec l'Iran

  • DeepSeek réduit le coût d'exploitation des modèles d'IA de pointe

Investissements étrangers

Le fabricant italien de câbles Prysmian a annoncé un accord de rachat de la société américaine Atkore à 95 dollars par action en numéraire. La transaction valorise le fabricant de produits d'installation électrique à environ 3,8 milliards de dollars en valeur d'entreprise. Prysmian attend de cette acquisition un renforcement de sa position en Amérique du Nord, notamment dans l'électrification, les infrastructures pour l'intelligence artificielle et les centres de données. Atkore a enregistré un chiffre d'affaires de 2,85 milliards de dollars au cours du dernier exercice fiscal et emploie environ 5 400 personnes.

Le secteur pharmaceutique a été marqué par une annonce de possible méga-fusion. Selon le Financial Times, AstraZeneca a mené des discussions préliminaires avec l'américaine Bristol Myers Squibb sur un rapprochement qui pourrait créer l'un des plus grands groupes pharmaceutiques mondiaux, valorisé à près de 400 milliards de dollars. On ignore si les négociations se poursuivent. Une éventuelle transaction serait délicate en raison des chevauchements en oncologie, les deux sociétés disposant d'un solide portefeuille de médicaments contre le cancer, et ferait probablement l'objet d'un examen approfondi des autorités antitrust américaines.

Le fabricant suisse de matériaux de construction Holcim poursuit la restructuration de son portefeuille. Selon Reuters, il cédera une participation majoritaire dans sa division philippine au chinois Huaxin Building Materials. La première tranche, soit 68 %, est valorisée à 527 millions de dollars, le solde devant être cédé dans un délai de trois à cinq ans pour au moins 280 millions de dollars. La valorisation totale atteint ainsi au minimum 807 millions de dollars. Holcim entend utiliser le produit de la vente pour financer de nouvelles acquisitions et des investissements sur ses marchés principaux.

L'infrastructure boursière a enregistré une transaction plus modeste mais stratégique. Cboe Global Markets, selon un communiqué publié via PR Newswire, a finalisé la vente de Cboe Australia au groupe canadien TMX Group. Le prix n'a pas été divulgué, mais l'opération renforce la portée internationale de TMX dans les activités de négociation et de données de marché, tout en permettant à Cboe de concentrer ses capitaux sur ses principales plateformes de dérivés et d'actions.

En Australie, l'intérêt des fonds pour les sociétés cotées s'est une nouvelle fois manifesté. FleetPartners a annoncé que le groupe de capital-investissement Pacific Equity Partners avait soumis une offre de rachat d'environ 760,3 millions de dollars australiens, soit 534,5 millions de dollars américains. Le prix proposé de 3,60 dollars australiens par action représente une prime d'environ 27 %. La cible est une entreprise spécialisée dans la location et la gestion de flottes de véhicules.

Le secteur énergétique a été complété par une cession d'actifs de raffinage. BP a finalisé la vente de la raffinerie de Gelsenkirchen au groupe d'investissement allemand Klesch Group. La valeur de la transaction n'a pas été communiquée, mais BP a indiqué que la cession réduira ses coûts opérationnels de base d'environ un milliard de dollars et s'inscrit dans une démarche plus large de simplification de ses activités.

Événements majeurs à portée mondiale

Le pétrole a entamé la semaine par une forte baisse. Le Brent a chuté de plus de quatre pour cent à 83,88 dollars le baril après que le président américain Donald Trump a évoqué la tenue de pourparlers avec l'Iran. Les marchés ont ainsi réévalué la perspective d'une avancée diplomatique autour du détroit d'Ormuz. Parallèlement, le yen s'est renforcé après une intervention coordonnée du Japon et des États-Unis, tandis qu'une partie des actions asiatiques est restée sous pression en raison des incertitudes sur le rendement des investissements massifs dans l'intelligence artificielle.

Le secteur technologique suit une nouvelle guerre des prix dans l'IA. Reuters, citant la société de recherche Artificial Analysis, a indiqué que le nouveau modèle DeepSeek V4-Flash figure parmi les modèles les moins coûteux à exploiter sur le marché. La société a estimé le coût moyen par test à trois centimes, nettement inférieur à celui des modèles concurrents Kimi, OpenAI ou Claude. Pour l'économie mondiale, cela signifie une pression sur les marges des fournisseurs d'IA et une diffusion plus rapide de l'automatisation dans les services aux entreprises.

gnews.cz - GH

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