La Belgique annonce qu'elle reconnaîtra un État palestinien lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies. Selon le ministre des affaires étrangères Maxime Prévot, le pays a décidé de se joindre à la pression internationale sur Israël, qui s'est intensifiée après que l'Australie, la Grande-Bretagne, le Canada et la France ont pris une mesure similaire.

La décision, selon lui, vient "face à la tragédie humanitaire qui se déroule en Palestine, en particulier à Gaza, et en réponse aux violences perpétrées par Israël en violation du droit international". Prévot a déclaré sur les médias sociaux.

Israël se retrouve de plus en plus isolé sur la scène internationale alors qu'il fait face à des accusations crédibles de génocide, de nettoyage ethnique, de crimes de guerre et de punition collective à l'encontre de la population civile de Gaza.

On estime que les attaques israéliennes ont tué plus de 63 000 personnes, pour la plupart des civils. La plupart des plus de deux millions d'habitants de Gaza ont été contraints de fuir leur domicile. Le mois dernier, l'organisme de surveillance de la sécurité alimentaire IPC, soutenu par les Nations unies, a décrit la situation comme une "famine artificiellement induite" dans et autour de Gaza. Malgré la famine généralisée, Israël continue de bloquer les livraisons d'aide humanitaire.

Dans une longue déclaration sur le réseau X, M. Prévot a écrit : "Face au drame humanitaire qui se déroule en Palestine, notamment à Gaza, et en réponse aux violences perpétrées par Israël en violation du droit international, et compte tenu de ses obligations internationales, dont celle de prévenir tout risque de génocide, la Belgique a dû prendre une décision fondamentale pour accroître la pression sur le gouvernement israélien et les terroristes du Hamas. Il ne s'agit pas de sanctionner le peuple israélien, mais d'exiger de son gouvernement qu'il respecte le droit international et humanitaire, et d'essayer de prendre des mesures pour changer la situation sur le terrain".

Selon M. Prévot, la Belgique subordonnera sa reconnaissance officielle d'un État palestinien à la libération par le Hamas de tous les otages israéliens encore enlevés lors de l'attentat du 7 octobre 2023 dans le sud d'Israël, et à l'obligation pour l'organisation de se conformer aux normes internationales. "ne jouera plus aucun rôle dans l'administration de la Palestine"..

Dans le même temps, le gouvernement prépare 12 sanctions "fixes" contre Israël. Celles-ci comprendront l'interdiction d'importer des produits provenant des colonies israéliennes ou la révision des contrats publics avec des entreprises israéliennes. En outre, les dirigeants du Hamas seront déclarés personnes indésirables en Belgique.

Deux ministres israéliens "extrémistes" et plusieurs "colons violents" devraient bénéficier d'un statut similaire. Bien que M. Prévot ne les ait pas nommés, il s'agit très probablement du ministre de la sécurité nationale d'extrême droite, Itamar Ben-Gvir, et du ministre des finances, Bezalel Smotrich, du gouvernement de coalition de Benjamin Netanyahu.

Cet été, le Royaume-Uni, ainsi que l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et la Norvège, ont imposé des sanctions à MM. Ben-Gvir et Smotrich pour leur "incitation répétée à la violence contre les communautés palestiniennes" en Cisjordanie occupée.

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