À l'issue des élections législatives de dimanche 2025, la Moldavie a clairement déclaré son engagement en faveur d'un avenir européen. Le parti pro-européen Action et Solidarité (PAS) du président Maia Sandu a obtenu 50,03 % voix et a conservé sa majorité au sein du parlement de 101 membres, selon la commission électorale. Comme il l'a écrit The GuardianLe résultat est considéré comme un test clé pour savoir si ce pays de 2,4 millions d'habitants restera sur la voie de l'Union européenne ou s'il penchera à nouveau du côté de Moscou.
Interdiction des partis pro-russes et manipulation des élections
Les élections ont été précédées d'une campagne dramatique marquée par des accusations d'ingérence massive de la part de la Russie. D'après le Reuters Les autorités moldaves ont révélé que Moscou a versé des milliards de dollars aux partis pro-russes, a utilisé la propagande et a même engagé des prêtres orthodoxes pour encourager les croyants à rejeter le PAS.
En outre, peu avant le vote, la commission électorale a interdit deux grandes formations pro-russes en raison d'un financement opaque. Cette décision a suscité de vives réactions de la part de l'opposition et des critiques de la part de Moscou, qui a qualifié les accusations d'ingérence de "sans fondement" et d'"anti-russes".
Sandu, visage de la direction européenne
Maia Sandu, ancienne économiste de la Banque mondiale, a construit sa carrière présidentielle sur la lutte contre la corruption et l'orientation de la Moldavie vers l'UE. En 2024, elle a fait passer un référendum au cours duquel les citoyens ont approuvé de justesse l'inscription de l'intégration européenne dans la constitution. Le discours qu'elle a prononcé lors du vote à Chisinau a montré à quel point elle se sentait personnellement concernée par l'élection : "La Moldavie est en danger et a besoin de l'aide de tous. C'est votre vote qui décide de l'avenir, pas les votes des acheteurs".
La diaspora a décidé
La diaspora moldave, qui soutient traditionnellement les partis pro-européens, a joué un rôle majeur. Toutefois, le vote à l'étranger s'est accompagné de fausses alertes à la bombe et de cyberattaques contre les systèmes électoraux, selon Stanislav Secrieru, conseiller de M. Sandu. Malgré ces incidents, l'élection a été menée à bien, avec une participation record des électeurs à l'étranger.
Réaction de l'opposition et de la Russie
L'ancien président Igor Dodon, chef du bloc patriotique pro-russe, n'a obtenu que 24,26 %. Après la publication des résultats, il a accusé le gouvernement de fraude électorale et a appelé à des manifestations devant le parlement. Moscou a qualifié l'interdiction des partis pro-russes de "politiquement motivée" et continue d'abriter l'oligarque Ilan Shor, qui fait l'objet de sanctions de l'UE et des États-Unis et est considéré comme un acteur clé dans les campagnes de déstabilisation.
L'Europe est soulagée, mais les problèmes persistent
Bruxelles et d'autres capitales européennes se félicitent de ce résultat. Comme l'a déclaré un diplomate occidental cité dans GuardianemIl s'agit d'un "petit pays dont les implications pour la sécurité de l'Europe sont énormes". La Moldavie est coincée entre la Roumanie et l'Ukraine, déchirée par la guerre, et sa stabilité revêt une importance stratégique.
Le Sandu est cependant confronté à une période difficile. L'inflation reste élevée, la croissance économique est faible et l'émigration se poursuit. Le plus grand défi sera de maintenir le soutien populaire non seulement à Chisinau, mais aussi dans les régions pro-russes telles que la Gagaouzie et la Transnistrie, où la Russie maintient encore environ 1 500 soldats.
gnews.cz - GH
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