VILLE DU VATICAN - Une déclaration de l'observateur du Vatican, Gabriel Caccia, lors de la troisième Conférence internationale sur les pays en développement sans littoral, qui s'est tenue à Awaza, au Turkménistan, le 6 août, a affirmé que la pauvreté "n'est pas inévitable, mais qu'elle est le résultat de structures injustes et de décisions politiques, et qu'elle peut et doit être surmontée".

Il existe un commerce avec la bonne mission, qui repose sur le "principe de la destination universelle des marchandises" et qui garantit le développement et donc la dignité. Malheureusement, il existe aussi des formes de "commerce déloyal" qui, par le biais de "règles internationales injustes", désavantagent les pays structurellement plus faibles, qui "souffrent souvent d'un manque de capitaux, aggravé par le poids de la dette extérieure". L'archevêque Gabriele Caccia, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à New York, dans son intervention lors de la troisième conférence internationale sur les pays en développement sans littoral, qui s'est tenue le 6 août à Awaza, au Turkménistan, a mis l'accent sur la dynamique de ce secteur fondamental et vital à l'ère de l'économie mondialisée.

En vertu des règles de solidarité

Les pays en développement enclavés sont la zone géographique qui souffre le plus des pratiques commerciales déloyales qui conduisent facilement à une "surexploitation intensive de l'environnement" et à "la faim et la pauvreté" dans ces régions. Pour remédier à cette situation, Mgr Caccia a affirmé que "le commerce doit être façonné par les exigences de la justice et de la solidarité" et que le commerce international, s'il est "correctement orienté, favorise le développement et peut créer de nouvelles opportunités d'emploi et fournir des ressources utiles".

La pauvreté est l'enfant de l'injustice

Comme dans de nombreux autres cas, le représentant du Vatican a appelé la communauté internationale à prendre une décision politique concrète, en particulier en faveur des pays qui font l'objet de la conférence du Turkménistan, qui sont souvent accablés par une pauvreté "généralisée et complexe" qui "prive des millions de personnes de la satisfaction de leurs besoins fondamentaux". Ces pays, a rappelé Mons. Caccia, bien que différents par leur histoire, leur culture et leur économie, "ils sont confrontés aux mêmes défis systémiques, notamment une dette insoutenable, des coûts de transport élevés et une vulnérabilité au changement climatique et aux chocs extérieurs". La pauvreté, a-t-il ajouté, "résulte de diverses formes de privation culturelle et du déni des droits culturels", mais de cette manière, "elle n'est pas inévitable ; elle est le résultat de structures injustes et de choix politiques et peut et doit être surmontée".

L'entreprise doit promouvoir le bien de tous

La personne humaine "doit rester au centre de toutes les stratégies de développement" et le commerce et la croissance économique "ne sont pas des fins en soi, mais des moyens de promouvoir le développement humain intégral de chaque personne et le progrès du bien commun", a conclu Mgr Caccia.

Alessandro De Carolis

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