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Le Ghana s'est qualifié à nouveau pour la Coupe du monde de football et, aux côtés d'autres équipes africaines, participera à un tournoi historique en 2026, organisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada. Pour la première fois dans l'histoire, 48 équipes participeront au championnat du monde, contre 32 auparavant. Outre le Ghana, le Maroc, le Sénégal, l'Égypte, l'Algérie, la Tunisie, l'Afrique du Sud, la Côte d'Ivoire et le Cap-Vert se sont également qualifiés en provenance d'Afrique. La République démocratique du Congo disputera également un barrage intercontinental.

Le football occupe une place particulière au Ghana. Ce n'est pas seulement un sport, mais une passion nationale qui unit les gens de tous les horizons. Comme l'a rappelé Bright Blewu, lorsque les Black Stars jouent en Coupe du monde, le pays vit une période d'émotions intenses, de prières, d'euphorie et de déception. Les querelles politiques sont mises de côté pour un temps, et tout le Ghana se rassemble autour de l'équipe nationale.

L'atmosphère précédant le tournoi se fait déjà sentir partout. Les gens achètent de nouvelles télévisions, les maillots de l'équipe nationale disparaissent rapidement, et les discussions sur la composition de l'équipe, la tactique ou la forme des joueurs remplissent les foyers, les lieux de travail, les marchés et les transports en commun. Au Ghana, on dit souvent que, pendant le championnat, tout le pays est une seule nation, avec 32 millions d'entraîneurs.

Cependant, l'enthousiasme est également accompagné de critiques. La Fédération de football du Ghana a récemment fait ses adieux à l'entraîneur Otto Addo, bien qu'il ait mené l'équipe en Coupe du monde. Selon certains supporters et experts, il avait besoin de plus de temps, car la construction d'une équipe forte est un processus de longue haleine. D'autres, en revanche, ont souligné que les performances lors des derniers matchs n'étaient pas convaincantes.

Le passionné de football Emmanuel Larbi Amoah estime que le simple changement d'entraîneur, juste avant le championnat, ne peut pas fondamentalement changer le destin de l'équipe. Selon lui, le Ghana a besoin d'une réforme plus profonde du développement du football, d'une plus grande attention portée à la technique, à la tactique et au travail systématique avec les joueurs, dès les catégories de jeunes. Il ne suffit pas de se fier uniquement au talent naturel.

Le directeur de la communication de la Fédération de football du Ghana, Henry Asante Twum, a rappelé que dans le football, rien n'est certain. Même les grandes équipes avec des stars peuvent échouer en Coupe du monde. Le nouvel entraîneur, Carlos Queiroz, apporte, selon lui, une énorme expérience acquise auprès de sélections nationales et de clubs, mais ce sont les résultats sur le terrain qui doivent le confirmer.

Le Ghana entrera en compétition avec un match contre le Panama le 17 juin. Les attentes ne sont pas excessives, mais c'est justement cela qui pourrait aider les Black Stars à surprendre leurs adversaires et même leurs propres critiques.

Fiifi Nettey, Consultant en médias

gnews.cz - GH

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