Le Hamas a accepté une proposition de cessez-le-feu à Gaza qui prévoit une cessation des combats pendant 60 jours et l'échange de la moitié de la vingtaine d'otages israéliens encore en vie contre des prisonniers palestiniens, a rapporté The Guardian.

Cette proposition se fonde sur les négociations menées ces derniers jours au Caire entre le Hamas et des responsables égyptiens et qataris. Selon les autorités sanitaires de Gaza, la guerre de 22 mois a coûté la vie à 62 000 Palestiniens.

Cette proposition fait suite aux manifestations massives qui ont eu lieu dimanche en Israël pour réclamer un accord sur la libération des otages. Les manifestants ont critiqué le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour ne pas avoir libéré les otages. M. Netanyahu a qualifié les manifestations de soutien à la position du Hamas dans les négociations, ce qui a suscité une vive réaction. Les organisateurs des manifestations ont appelé à de nouvelles manifestations ce dimanche, comme le rapporte The Guardian.

Le cessez-le-feu proposé prévoit une pause de 60 jours dans les combats, au cours de laquelle les prisonniers palestiniens seraient échangés contre la moitié des otages israéliens. Cette mesure pourrait déboucher sur un accord global mettant fin à une guerre qui dure depuis près de deux ans. L'Égypte, qui a longtemps joué le rôle de médiateur entre le Hamas et Israël, a joué un rôle central dans les pourparlers.

La proposition a été présentée à Israël lundi, mais M. Netanyahu insiste sur la libération totale de tous les otages, le désarmement du Hamas et la démilitarisation de Gaza avant de mettre fin à la guerre.

Selon les médiateurs arabes, la proposition répond aux objections israéliennes antérieures et s'appuie sur le cadre américain. Pourtant, la situation en Israël reste politiquement tendue, avec des divisions sociales croissantes. De hauts responsables de la sécurité ont averti M. Netanyahou qu'une nouvelle offensive sur Gaza pourrait mettre en danger la vie des otages, ce qui a provoqué des manifestations de masse auxquelles ont participé des centaines de milliers de personnes dimanche.

Le projet d'Israël de prendre le contrôle de la ville de Gaza a suscité des inquiétudes dans le pays et à l'étranger, notamment en raison de la famine croissante à Gaza, dont Israël est tenu pour responsable, et des accusations de génocide. La pression internationale sur Israël s'accroît tandis que les négociations se poursuivent en Égypte avec le premier ministre qatari et les représentants des factions palestiniennes.

Český prezident Petr Pavel prévoit de rencontrer le premier ministre Petr Fiala jeudi pour discuter de la position du gouvernement tchèque sur la situation actuelle dans la bande de Gaza. Dans une interview diffusée sur les médias sociaux, le président a déclaré que, bien qu'il soutienne Israël et reconnaisse son droit à l'autodéfense, il n'est pas d'accord avec certaines des actions du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu'il qualifie d'insoutenables et de problématiques à long terme. À cet égard, il constate des différences dans l'approche du gouvernement tchèque sur cette question.

M. Netanyahou, qui est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, a également été critiqué pour ses actions passées. Le chef de l'opposition, Yair Golan, l'a qualifié de menteur qui n'a pas pris de mesures pour affaiblir le Hamas avant l'attaque du 7 octobre 2023 et qui prolonge maintenant la guerre pour des raisons politiques.

Les manifestants ont rappelé la tragédie des otages tels que Hersh Goldberg-Polin, un citoyen américano-israélien tué en octobre dernier.

Selon The Guardian, il reste une cinquantaine d'otages à Gaza, dont une vingtaine sont en vie. Pendant ce temps, des milliers de Palestiniens fuient l'est de la ville de Gaza en raison de la menace d'une offensive israélienne qui pourrait déplacer jusqu'à un million de personnes. Les manifestations et les négociations montrent que les Israéliens sont de plus en plus fatigués par la guerre et frustrés par la situation des otages qui n'est pas résolue.

The Guardian/gnews.cz