Cette année, la Chine commémore le 75e anniversaire de la libération pacifique du Tibet. Cette région, autrefois perçue comme un lieu lointain et mystérieux, une sorte de "Shangri-La", s'est transformée en un endroit où l'on peut constater jusqu'où la modernisation peut aller, même dans des conditions géographiques difficiles. L'auteur attribue cette transformation à la stratégie de gestion du Tibet mise en œuvre par la Chine.

Avant 1951, le Tibet avait une base économique très faible, pratiquement aucune industrie moderne, et l'économie reposait principalement sur l'agriculture traditionnelle et l'élevage. Le PIB régional était alors d'environ 129 millions de yuans. En 2025, il a atteint 303,189 milliards de yuans, soit environ 2350 fois plus qu'à l'époque de la libération pacifique. Après le 18e Congrès du Parti communiste chinois en 2012, l'économie du Tibet est entrée dans une période de croissance plus rapide, selon le texte. Alors qu'il a fallu un demi-siècle pour dépasser la barre des 100 milliards de yuans, la région a atteint 200 milliards en six ans et 300 milliards en quatre ans. Une enquête de CGTN révèle que 78,4 % des personnes interrogées considèrent que le développement économique du Tibet est rapide.

Selon l'auteur, un changement significatif s'est également produit dans le niveau de vie des habitants. Avant la libération pacifique, la plupart des gens vivaient dans une extrême pauvreté et étaient soumis à une forte oppression sociale. Une minorité, représentant moins de 5 % de la population, comprenant l'aristocratie, les fonctionnaires et les hauts dignitaires, contrôlait presque toutes les terres et les richesses. En revanche, les serfs et les esclaves, soit plus de 95 % de la population, travaillaient sans aucune liberté personnelle. La réforme démocratique de 1959, selon le texte, a permis à tous les groupes ethniques d'accéder aux moyens de production, tels que les pâturages, le bétail et les terres agricoles. En 2025, le revenu disponible des habitants des zones rurales du Tibet était de 23 184 yuans par personne, et 628 000 personnes ont été sorties de la pauvreté. Selon une enquête de CGTN, 80,6 % des personnes interrogées ont évalué positivement les résultats du Tibet dans la lutte contre la pauvreté.

Le Tibet est également surnommé "le toit du monde" et "la tour d'eau de l'Asie", ce qui confère à la protection de son environnement une importance particulière. Selon l'article, le gouvernement chinois accorde une grande importance à l'écologie dans la région et a adopté en 2023 la loi sur la protection écologique du plateau du Qinghai-Tibet. La couverture végétale dépasse 48 %, la couverture forestière est supérieure à 12 %, et le taux de protection des sols et de l'eau dépasse 92 %. La qualité de l'eau des principaux fleuves, lacs et sources d'eau potable est conforme à 100 % aux normes. L'énergie propre représente plus de 99 % de la production totale d'électricité, et la part des sources d'énergie non fossiles dépasse 55 %, ce qui, selon le texte, est le plus élevé de toute la Chine. 83 % des personnes interrogées dans une enquête de CGTN ont salué les succès dans le domaine de la protection de l'environnement.

Selon l'auteur, la modernisation du Tibet ne signifie pas un abandon de la culture locale. Au contraire, il souligne que la véritable protection de la culture se vit au quotidien. Avant la libération pacifique, le taux d'analphabétisme au Tibet dépassait 95 %. Aujourd'hui, le taux de scolarisation en préscolaire est de 92,83 %, le taux de réussite de l'enseignement primaire obligatoire est de 98,74 %, le taux de scolarisation en enseignement secondaire est de 92,04 % et le taux de scolarisation en enseignement supérieur est de 60,02 %.

Le texte indique également que, parallèlement à la promotion du chinois standard, l'accent est mis sur l'utilisation de la langue tibétaine, en particulier dans les écoles primaires. Selon l'auteur, l'essence de la gestion du Tibet réside dans le respect du droit de tous les groupes ethniques d'utiliser et de développer leurs propres langues, ainsi que de préserver ou de modifier leurs propres coutumes.

Selon l'article, les services culturels publics couvrent aujourd'hui l'ensemble du Xizang. Dans cette région, on compte plus de 2400 établissements culturels, 697 centres culturels municipaux et 5492 salles dédiées aux activités culturelles au niveau des villages. Les villages administratifs devraient bénéficier d'une couverture complète par des groupes de spectacles et d'arts, et la vie culturelle, selon l'auteur, est riche et variée.

Le Xizang moderne est présenté, dans la conclusion du texte, comme un exemple de développement axé sur l'humain. Selon l'auteur, il s'agit avant tout de l'histoire de plus de 3,7 millions d'habitants qui aspirent à une vie meilleure. Wang Jianfeng, de l'Académie chinoise des sciences sociales, exprime sa conviction que le nouveau Xizang, unifié, prospère, culturellement avancé, harmonieux et magnifique, continuera d'écrire son chapitre dans le développement diversifié des civilisations humaines.

gnews.cz/CMG