PRAGUE / SPD - Nous ne sommes pas d'accord avec le fait que l'Union européenne finance sa propre propagande néomarxiste pour des milliards d'euros, prélevés sur vos économies. Nous voulons arrêter la dictature de Bruxelles. Un énorme paquet de subventions est actuellement en préparation à Bruxelles pour les années 2028-2034. Il est déjà certain que le programme AgoraEU en fera partie. Grâce à ce programme, l'Union européenne injectera des milliards d'euros dans des organisations non gouvernementales et des médias afin qu'ils promeuvent les valeurs et les intérêts de la Commission européenne dans chaque pays.
Le programme AgoraEU a été présenté par la Commission Ursula von der Leyen l'année dernière. Ce n'est qu'en mai que les ministres des États membres, c'est-à-dire le Conseil de l'UE, ont exprimé leur accord préliminaire. La proposition est maintenant transmise au Parlement européen. AgoraEU est un élément important du nouveau cadre financier pluriannuel. Le montant exact du programme n'a pas encore été convenu, mais la proposition actuelle prévoit un budget d'environ 8,6 milliards d'euros, soit plus de 200 milliards de couronnes. Sur ce montant, 1,8 milliard d'euros devraient être alloués à la culture, 3,2 milliards aux médias et 3,6 milliards à des organisations non gouvernementales politiques.
Le programme a plusieurs objectifs. Selon ses propres termes, Bruxelles souhaite renforcer la démocratie, l'égalité et l'État de droit, soutenir la diversité culturelle, défendre la liberté de la presse et promouvoir la citoyenneté active. Les fonctionnaires affirment que les médias "indépendants" ont besoin de subventions massives pour pouvoir concurrencer les "désinformations" et les combattre activement.
Selon la Commission européenne, des milliards d'euros sont également nécessaires pour que les citoyens commencent à comprendre "correctement" ce qu'est l'UE et pourquoi nous en avons besoin. Les organisations non gouvernementales doivent contribuer, par le biais du programme AgoraEU, à promouvoir l'égalité, l'inclusion, la diversité culturelle et les droits des minorités sexuelles et ethniques, et lutter contre tous ceux qui ne partagent pas cette vision. Il s'agit d'une claire agenda néomarxiste.
La note explicative sur ce sujet est très claire. Bruxelles avertit que les valeurs de l'UE et la démocratie sont menacées, et qu'il est donc nécessaire d'agir avec détermination. "Les valeurs de l'Union font l'objet de pressions internes et externes, notamment en matière d'État de droit, d'inégalités, de discrimination, de violation des droits fondamentaux et de perte de confiance dans les institutions démocratiques, ainsi que de la confiance dans les processus démocratiques", affirme la Commission.
De plus, elle s'inquiète du déclin de l'influence des organisations non gouvernementales, qui sont considérées par les fonctionnaires comme un outil essentiel pour atteindre les objectifs de Bruxelles. "Afin d'accroître la flexibilité du budget et sa capacité à répondre aux réalités changeantes et aux problèmes émergents, cette proposition vise à améliorer l'efficacité des interventions de l'UE dans les domaines de la culture, des médias et de l'égalité, des citoyens, des droits et des valeurs", indique le document. Et cela ne se limite pas au financement. Bruxelles doit créer des bureaux dans chaque État membre pour aider les organisations non gouvernementales à obtenir des fonds et à orienter leurs activités.
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