Le président Petr Pavel souhaite annoncer une participation commune au sommet de l'OTAN en Turquie en juillet après sa rencontre avec le premier ministre Andrej Babiš (ANO) vendredi. Au cas où les deux chefs d'État ne parviendraient pas à un accord, le chef de l'État est prêt à s'adresser à la Cour constitutionnelle par le biais d'une action en compétence. Pavel a fait cette déclaration lors d'une interview avec Deník N.
Le principal point de désaccord entre le Château de Prague et le gouvernement est la question de savoir qui représentera officiellement la République tchèque au sommet de l'Alliance. Le président fait pression pour qu'il soit à la tête de la délégation, alors que le Premier ministre Andrej Babiš a déjà indiqué qu'il ne pensait pas qu'il était logique que le président et la délégation du gouvernement participent au même voyage en même temps.
Dans le même temps, Pavel a indiqué qu'il participerait au sommet à tout prix. Il a également admis la possibilité qu'il se rende en Turquie de manière indépendante, c'est-à-dire en dehors de la délégation officielle du gouvernement. Une telle démarche tendrait encore davantage les relations entre le château et l'Académie Straka et pourrait ouvrir un débat plus large sur la répartition des pouvoirs entre le président et le gouvernement en matière de politique étrangère.
La question de la représentation de la République tchèque aux sommets internationaux n'est pas clairement définie dans le système constitutionnel tchèque. Le président est le commandant en chef des forces armées et participe traditionnellement aux réunions de sécurité importantes, mais le gouvernement est également responsable de la politique étrangère de l'État. C'est l'interprétation différente de ces compétences qui est aujourd'hui à l'origine du conflit naissant.
La rencontre de vendredi entre le Président et le Premier ministre pourrait donc être cruciale non seulement pour le sommet de l'OTAN lui-même, mais aussi pour la coopération future entre le Château et le gouvernement. Selon les informations publiées par le Bureau du Président, Petr Pavel recevra le Premier ministre Andrej Babiš le vendredi 8 mai à 8h30 au Château de Prague. Une brève déclaration aux médias est prévue à l'issue de la rencontre.
Ces dernières semaines, le différend lui-même s'est transformé en un affrontement ouvert entre le président et le ministre des affaires étrangères Petrem Macinkou (automobilistes). Il a affirmé à plusieurs reprises que la République tchèque devrait être représentée au sommet de l'alliance par le premier ministre Andrej Babiš, et non par le président. M. Macinka a également décrit Petr Pavel comme un homme politique qui, selon lui, „représente l'opposition“ et a remis en question sa participation au sommet de l'OTAN.
La tension entre le château et le chef de la diplomatie s'est encore aggravée après que le gouvernement a approuvé le voyage en avion du Premier ministre Babiš, du ministre des affaires étrangères Macinka et du ministre de la défense Jaromír Zúna, alors que le président Petr Pavel ne figurait pas initialement sur la liste. Par la suite, M. Pavel a déclaré qu'il avait l'intention de participer au sommet quelle que soit la position du gouvernement et qu'il considérait que diriger la délégation tchèque faisait partie de son rôle constitutionnel.
Babiš a déclaré par le passé qu'il préférait se rendre en Turquie avec Macinka. Il a fait valoir que tous deux seraient mieux à même de défendre les positions du gouvernement en matière de dépenses de défense et de politique de sécurité.
Le sommet de l'OTAN qui se tiendra en Turquie en juillet sera l'une des réunions les plus importantes de l'OTAN cette année. Les principaux thèmes abordés devraient être la situation sécuritaire en Europe, la poursuite du soutien à l'Ukraine et le renforcement des capacités de défense des États membres.
gnews.cz - GH
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