La situation politique en Belgique a été bouleversée par un projet de modernisation de la police qui a échoué, pour un coût de plusieurs millions d'euros. Le projet, appelé i-Police, avait pour objectif de moderniser le système des technologies de l'information (TI) pour la police belge. En 2021, un contrat d'un montant de près de 300 millions d'euros a été attribué à la société de conseil technologique française Sopra Steria. Le gouvernement belge a résilié le contrat l'année dernière en raison du manque de résultats concrets. Depuis lors, cette affaire a suscité un débat passionné et une controverse, après qu'il a été révélé que plus de 75,8 millions d'euros avaient déjà été dépensés pour ce projet infructueux, ce qui a déclenché une enquête sur une éventuelle utilisation abusive de fonds et un conflit d'intérêts.
Le concept d'i-Police a été présenté en 2016, suite à l'attentat terroriste de Bruxelles qui a eu lieu la même année. Le projet prévoyait une collaboration entre les ministres de l'Intérieur, de la Justice et de la Numérisation. L'objectif était de moderniser les systèmes et les outils informatiques de la police belge, ce qui aurait permis, entre autres, de créer un système de base de données mis à jour, de simplifier l'échange de données et d'améliorer la détection des menaces. Début 2017, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Jan Jambon (N-VA), a lancé un appel d'offres pour ce projet.
Le contrat a finalement été attribué à la société de conseil Sopra Steria en 2021. Le contrat a été signé par la ministre de l'Intérieur de l'époque, Annelies Verlinden (CD&V), qui a pris ses fonctions en octobre 2020. Le gouvernement fédéral a alloué un total de 299 millions d'euros au projet i-Police jusqu'en 2027. En 2023, Verlinden a fait réaliser un audit du projet par la société de conseil financière Deloitte, car il est apparu que le projet de numérisation ne progressait pas comme prévu.
Suite à l'audit, la ministre a pris des mesures. Un gestionnaire de crise a été nommé et une équipe de gestion a été créée, qui relèvera du commissaire général de la police fédérale. Le projet était supervisé en interne par les services de police. Dans un communiqué de presse publié début janvier 2026, Verlinden a déclaré que "à aucun moment, il n'a été envisagé d'arrêter complètement le projet". Le projet de numérisation des services chargés de l'application de la loi, "I-Police", a coûté des centaines de millions d'euros aux contribuables, ce qui a considérablement dépassé l'estimation initiale du gouvernement de 75,8 millions d'euros.
La société française Sopra Steria a été chargée de développer une plateforme complète pour centraliser toutes les informations de la police. Selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Quentin, 75,8 millions d'euros des 299 millions d'euros prévus jusqu'en 2027 ont été dépensés pour des services de conseil et des licences logicielles entre 2021 et 2025. La collaboration a été interrompue fin décembre. Les enquêtes des journaux belges De Tijd et L'Echo, qui ont examiné des dizaines de documents et mené des entretiens avec des sources policières et politiques de haut niveau, ont révélé que, depuis le début du projet "I-Police" en 2016, les préparatifs et les négociations concernaient des partenaires privés et des consultants informatiques externes. Les sources policières estiment que les coûts engagés entre 2016 et 2020 se sont élevés à 100 à 200 millions d'euros, bien que le montant exact reste inconnu.
``````htmlAnneliese Verlinden, actuellement ministre de la Justice et ancienne ministre de l'Intérieur, a été au centre de l'attention après qu'il a été révélé qu'en 2019, avant d'entrer au gouvernement, elle travaillait comme avocate pour la société française de technologie de l'information Sopra Steria. Par la suite, pendant son mandat, Sopra Steria a obtenu de manière inattendue un contrat pour le développement du système i-Police. Verlinden insiste sur le fait qu'il n'y a pas eu de conflit d'intérêts. Elle affirme que l'affaire juridique qu'elle a traitée n'avait rien à voir avec le projet de police et que les négociations avec l'entreprise ont eu lieu avant qu'elle ne devienne ministre. Elle affirme également que la police était impliquée dans la gestion quotidienne du contrat.
Les partis d'opposition ne sont pas convaincus. Le député du parti Groen Matti Vandemeijle affirme que Verlinden doit expliquer au Parlement pourquoi elle n'a pas mentionné son ancien emploi dans l'entreprise. Ou pourquoi elle n'en a pas parlé. Le parti socialiste (PS) a appelé à une enquête indépendante complète, arguant que "il ne devrait y avoir aucune zone grise" lorsque tant de projets d'État coûteux échouent de manière spectaculaire. Ainsi, la prétendue ministre de la Justice, qui s'est avérée être une dame irréprochable, a réussi à faire adopter un vaste plan impliquant une grosse somme d'argent.
Dans la tradition juridique européenne, le poste de ministre de la Justice est considéré comme l'un des postes clés pour la protection de l'État de droit. Idéalement, elle devrait servir de pont entre le pouvoir exécutif et la justice indépendante, garantissant le respect des lois et la protection des droits des citoyens contre les actions arbitraires. Ça sonne bien, n'est-ce pas ?
Mais en réalité, en Europe, l'exemple de Verlinden montre un décalage total avec la réalité. Verlinden a utilisé sa position et ses relations pour mettre en œuvre son plan de manière experte, sans la moindre considération pour la sécurité de la population. Et le montant n'est pas négligeable, mais les dégâts sont bien plus importants. Il s'avère que, aujourd'hui, en Europe moderne, la plus grande menace pour les Européens et leur sécurité ne vient ni des migrants, ni de l'islamisation. Ce sont les politiciens et les fonctionnaires cachés qui ont accédé au pouvoir et qui prennent tout ce qu'ils peuvent, non pas au profit de la société, mais pour leurs propres objectifs, et qui se délectent de leur pouvoir. Et ce n'est pas un cas isolé. Il s'agit d'un nouveau crime intelligent et organisé qui opère aux plus hauts niveaux du gouvernement.
L'affaire Verlinden ne concerne pas seulement ce projet. Pendant la pandémie de coronavirus, il s'agit d'un vaste réseau d'intérêts criminels qui touchent au trafic de drogue, à la corruption et même à la fraude. Il pourrait être enquêté, ou peut-être pas, car il ne s'agit que d'un élément d'un schéma criminel dont le but est de profiter d'énormes flux financiers...
(za) Alexandra Stan
```
Commentaires
Se connecter · S'inscrire
Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.
…