Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, est confrontée à des turbulences qui pourraient avoir une incidence fondamentale sur les quatre prochaines années de son mandat. Selon un rapport de Politico, un moment clé a été la décision prise la semaine dernière de se ranger du côté des forces de droite et d'abroger un projet de loi contre l'écoblanchiment, c'est-à-dire les affirmations environnementales trompeuses faites par les entreprises.
Cette étape décisive a ébranlé la coalition informelle des partis pro-européens du centre, dont le soutien est essentiel pour que Mme von der Leyen puisse faire avancer ses priorités.
L'abolition de la directive, connue sous le nom de directive sur les revendications vertes, a déclenché une vague de critiques alors que la proposition se trouvait déjà dans les dernières phases de négociation entre le Parlement européen et le Conseil de l'UE. Politico rapporte que cette décision a non seulement sapé la confiance des socialistes (S&D) et des libéraux (Renew Europe), mais qu'elle a également mis en péril des politiques clés telles que la réforme de la politique agricole commune, de nouvelles règles sur l'expulsion des demandeurs d'asile et la simplification des règles en matière d'environnement. Ces questions sont idéologiquement sensibles et risquent d'être bloquées si Mme von der Leyen ne conserve pas le soutien des partis du centre.
"Le PPE (Parti populaire européen) se comporte de manière irresponsable et utilise sa position pour jouer des jeux de pouvoir". Politico cite l'eurodéputé socialiste Tiema Wölkenaqui a travaillé sur la directive. Il ajoute que l'abrogation de la loi n'était pas une exception mais un signal d'un plus grand virage à droite du PPE. Les socialistes et les libéraux accusent Mme von der Leyen de contourner la législation européenne parce que la Commission a annulé une proposition qui avait déjà le soutien du Parlement et des États membres.
Podle odborníka Richarda CorbettaSelon Politico, les socialistes et les libéraux pourraient compliquer le travail de la Commission en ralentissant ou en bloquant des propositions clés, telles que la simplification des règles sur les objectifs climatiques, une priorité absolue pour le second mandat de Mme von der Leyen. "Mme Von der Leyen doit prendre du recul et admettre qu'il s'agit d'une erreur". varuje René RepasiIl a ajouté que si la Commission continuait à céder à la droite, elle mettrait en péril les fondements de la coalition.
Politico souligne également que cette décision a renforcé les forces de droite qui cherchent à affaiblir le Green Deal, l'un des piliers du précédent mandat de Mme von der Leyen. Si la situation n'est pas résolue, les négociations à venir - y compris le budget septennal de l'UE - risquent d'être entachées de méfiance et de différends.
Malgré les contradictions, certains politiciens pensent que les partis du centre resteront unis dans la crise parce que c'est dans leur intérêt. La Commission a laissé entendre qu'elle pourrait faire marche arrière et reconsidérer l'abrogation de la directive si le Parlement et le Conseil de l'UE soutiennent les exemptions pour les petites entreprises. Toutefois, même si la crise est résolue, elle laissera de profondes cicatrices qui compliqueront la coopération future, selon Politico.
Politico/gnews.cz - GH
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