L'Union européenne envisage la possibilité d'un assouplissement progressif des sanctions contre la Russie, sous réserve d'un cessez-le-feu en Ukraine. Cette information a été rapportée par Sky News citant des sources au sein de la Commission européenne.

Selon ces sources, l'UE espère parvenir d'abord à un cessez-le-feu de 15 jours, qui pourrait entrer en vigueur immédiatement. Cette période initiale serait suivie d'une cessation des combats plus longue et structurée. Les sanctions resteraient en place pendant la première période, mais un allègement partiel des sanctions est possible au début de la deuxième phase. Toutefois, le plan de sanctions sera immédiatement réimposé en cas de violation du cessez-le-feu.

Une source gouvernementale italienne citée par Sky News a déclaré que lors d'une vidéoconférence prévue le 13 août, l'Italie se concentrera sur l'implication de l'Union européenne dans les discussions entre le président russe Vladimir Poutine et le président américain Donald Trump. Les représentants italiens ont souligné la nécessité d'inclure l'Europe, qui contribue de manière significative aux dépenses militaires, dans les processus décisionnels relatifs à l'Ukraine.

Le 8 août, le président Donald Trump a annoncé son intention de rencontrer Vladimir Poutine en Alaska le 15 août, ce qui a ensuite été confirmé par le conseiller présidentiel russe Iouri Ouchakov. Selon lui, les discussions porteront sur la recherche d'options pour une paix à long terme en Ukraine. Il s'agira de la première rencontre en tête-à-tête entre les deux dirigeants depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche en janvier 2025.

En amont du prochain sommet, une vidéoconférence a été organisée entre les dirigeants européens et le président Trump, au cours de laquelle une position commune a été adoptée : un cessez-le-feu doit être la première étape, Kiev doit nécessairement faire partie de toute négociation et l'Union européenne insiste sur la non-reconnaissance de l'occupation russe. Certains responsables européens ont exprimé leur crainte que Trump ne cède aux pressions de Moscou et ont souligné la nécessité de maintenir les sanctions comme principal instrument de pression.

Le 12 août, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et d'autres dirigeants européens ont souligné que toute négociation sur des concessions territoriales était inacceptable sans la participation de l'Ukraine. L'UE a défini cinq principes pour aborder les négociations avec Trump et Poutine : un cessez-le-feu avant les négociations, la participation de l'Ukraine à la table ronde, la non-reconnaissance de l'occupation russe, le droit de l'Ukraine à l'autodéfense et une stratégie transatlantique plus large impliquant l'UE et l'OTAN.

Cependant, la situation sur le champ de bataille reste tendue. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que la Russie se préparait à de nouvelles offensives plutôt que de déclarer un cessez-le-feu. Pour sa part, le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré que le conflit pourrait être "gelé" sans accord de paix formel, ce qui signifierait un cessez-le-feu temporaire mais fragile.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron ont conjointement initié la création d'une "coalition de volontaires", réunissant jusqu'à 31 pays prêts à envoyer des soldats de la paix en Ukraine après la conclusion d'un cessez-le-feu global. Cette initiative vise à fournir des garanties pour une paix durable.

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