SARAJEVO - La Cour d'appel de Bosnie-Herzégovine a confirmé aujourd'hui la condamnation du président de la Republika Srpska, Milorad Dodik, à un an de prison et à six ans d'interdiction d'exercer une fonction publique. Ce faisant, la Cour a rejeté son appel contre le verdict de février, lorsque Dodik a été reconnu coupable d'avoir ignoré la décision du Haut Représentant pour la Bosnie, Christian Schmidt. Le verdict a été rapporté par l'AFP.
Dodik a été puni pour avoir ignoré la décision de Schmidt, qui a le pouvoir, en vertu de l'accord de paix de Dayton de 1995, de superviser la mise en œuvre civile de la paix dans le pays. Plus précisément, il s'agissait d'une violation d'une loi qui interdisait la publication d'actes officiels adoptés dans l'entité de la Republika Srpska s'ils contredisaient les décisions d'un haut fonctionnaire.
L'Union européenne et le Royaume-Uni se sont félicités du verdict et ont appelé tous les dirigeants politiques de Bosnie à le respecter, estimant qu'il s'agissait d'une étape essentielle vers le maintien de l'État de droit et de la stabilité dans le pays. La Hongrie et la Russie, quant à elles, ont exprimé leur soutien à Dodik, qualifiant Schmidt d'illégitime et accusant l'Occident de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Bosnie-Herzégovine.
M. Dodik s'est longtemps présenté comme un leader nationaliste cherchant à obtenir une plus grande autonomie pour les Serbes de Bosnie et a critiqué les institutions centrales bosniaques. Après la confirmation du verdict, il a annoncé qu'il ferait appel devant la Cour constitutionnelle, qualifiant le verdict de "politiquement motivé".
Cette affaire divise à nouveau la scène politique et aggrave les tensions entre les partisans occidentaux d'une Bosnie unie et les voix pro-russes qui réclament une plus grande indépendance pour la Republika Srpska.
gnews.cz - GH
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