DOHA - Le Hamas a réaffirmé que toute libération d'otages israéliens détenus dans la bande de Gaza ne sera possible que si Israël commence à retirer ses troupes de l'enclave. Selon la chaîne de télévision Al Jazeera, citant une source haut placée dans le mouvement, la délégation palestinienne à Charm el-Cheikh, en Égypte, insiste sur le fait que les différentes étapes de la libération des otages doivent être étroitement liées aux étapes spécifiques du retrait israélien.
"La délégation du Hamas exige que chaque phase de l'échange d'otages soit liée à un retrait progressif et complet des troupes israéliennes de Gaza". a déclaré une source à Al Jazeera. Le deuxième jour des consultations a été entièrement consacré aux "feuilles de route" pour le retrait israélien et au calendrier de libération des prisonniers.
Selon cette source, le Hamas insiste sur le fait que le dernier otage ne sera libéré que lorsque le dernier soldat israélien quittera Gaza. En outre, la partie palestinienne exige "des garanties internationales d'une fin définitive de la guerre"afin d'éviter une reprise des combats après le retrait israélien.
Les pourparlers de Charm el-Cheikh sont facilités par l'Égypte et le Qatar, les États-Unis étant représentés par un envoyé présidentiel spécial. Stevem Witkoffem a poradcem Jaredem Kushnerem. La diplomatie américaine considère ce nouveau cycle de négociations comme un moment clé qui pourrait ouvrir la voie à la mise en œuvre du "plan global" publié par la Maison Blanche le 29 septembre. Ce plan contient vingt points, dont l'administration internationale temporaire de Gaza et le déploiement d'une force internationale de stabilisation. Israël a accepté cette proposition et le Hamas a ensuite déclaré qu'il était prêt à libérer tous les otages vivants et à remettre les corps des personnes décédées.
Selon Reuters, les négociations se déroulent dans une atmosphère tendue, mais le premier jour a apporté un optimisme prudent. Une source proche des négociateurs a confirmé que les équipes techniques comparaient déjà des listes d'otages et de prisonniers palestiniens dont l'échange pourrait faire partie d'un accord plus large. Toutefois, le gouvernement israélien continue de rejeter un retrait complet de Gaza sans garanties que le Hamas déposera les armes et ne pourra plus menacer le territoire israélien.
Mluvčí Hamásu Fawzi Barhoum a déclaré dimanche soir que l'accord devait inclure non seulement un cessez-le-feu et le retrait des forces israéliennes, mais aussi le libre accès de l'aide humanitaire, le retour des résidents déplacés et un plan pour la reconstruction de Gaza après la guerre sous administration palestinienne. "Sans véritables garanties internationales, tout accord ne sera qu'une pause temporaire dans la guerre", a-t-il déclaré à Al Jazeera.
Les analystes s'accordent à dire que la question des garanties est le principal obstacle à l'ensemble de l'accord. Israël rejette la présence de troupes étrangères à ses portes, tandis que le Hamas exige une supervision internationale qui lui donnerait l'assurance que les attaques ne reprendront pas après le retrait des forces israéliennes. Washington, quant à lui, tente de convaincre les deux parties que le seul moyen de parvenir à un cessez-le-feu à long terme est de conclure un accord politique pour mettre fin à la guerre, qui en est à sa deuxième année.
gnews.cz - GH
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