Il est peu probable que l'Union européenne respecte la date limite de septembre fixée par les Nations unies pour soumettre un nouvel objectif d'émissions dans le cadre de l'Accord de Paris. Selon Politico, les États membres n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un plan concret et ne veulent à la place qu'envoyer une "déclaration d'intention" à l'ONU.
"Désolé, les gars. Nous reviendrons vers vous". Tel est le message informel que le syndicat devrait délivrer lors d'un important sommet sur le climat à New York. D'après Politico Ce faisant, l'UE admet qu'elle n'est pas parvenue à un accord sur l'objectif 2035 dans les délais impartis.
Un échec signifierait un affaiblissement diplomatique de la position européenne. L'UE s'est longtemps présentée comme un leader dans les négociations internationales sur le climat, mais cette fois-ci, la Chine - le plus grand pollueur du monde - sera prête à présenter son plan à temps.
Plan intérimaire du Danemark
Le Danemark mène actuellement les négociations. Sa proposition prévoit que l'UE n'enverra qu'un cadre temporaire : une réduction des émissions de 66,3 à 72,5 par rapport à 1990 d'ici à 2035. "Nous avons reçu un large soutien pour l'approche qui consiste à soumettre une déclaration d'intention", a déclaré un porte-parole de l'équipe danoise de négociation.
Cependant, il a également admis qu'il y avait "des points de vue différents sur le contenu exact" et que les ministres de l'environnement étaient donc confrontés à des "négociations difficiles". Cela rappelle les profondes divisions entre les États membres : la Pologne, par exemple, recommande d'adopter l'intervalle proposé comme objectif officiel, tandis que d'autres pays insistent sur le fait que la date de 2035 ne doit pas être séparée de celle de 2040, qui est plus ambitieuse.
Les différends politiques entravent l'ambition
Podle Politico À l'origine, l'UE aurait dû dériver l'objectif 2035 directement du cadre 2040. Toutefois, des différends internes empêchent cette démarche : de grands États membres ont bloqué le vote et le Danemark a dû reporter la décision. En pratique, cela signifie que les ministres de l'environnement n'ont plus qu'un "plan B" à leur disposition.
Certains pays considèrent l'approche provisoire comme un affaiblissement du rôle de l'Europe, puisque l'UE ne serait de facto liée que par la limite inférieure de 66,3 %. D'autres, en revanche, estiment qu'un accord provisoire vaut mieux que le silence et que les chiffres pourraient être revus à la hausse au fil du temps.
Risque d'échec diplomatique
Le non-respect de l'échéance de septembre fixée par les Nations unies risque de nuire à la crédibilité de l'Union. L'organisation appelle maintenant près de 200 pays à soumettre de nouveaux engagements (NDC) qui seront évalués avant la conférence sur le climat COP30 qui se tiendra à Belém, au Brésil, en novembre.
"Une déclaration d'intention empêcherait l'UE d'arriver à New York les mains vides, mais elle ne changerait rien au fait que l'Union ne respectera pas la date limite officielle". Les diplomates ont mis en garde, cités par Politico.
La Chine par rapport à l'UE
Alors que l'UE n'envisage qu'un objectif intermédiaire, la Chine a annoncé qu'elle présenterait son plan dans les délais et qu'il couvrirait tous les secteurs et tous les gaz à effet de serre. Cette décision renforce sa position internationale et met la pression sur l'Europe, qui a longtemps défendu ses ambitions en matière de climat.
Selon la proposition danoise, l'objectif final devrait être fixé avant la COP30. Les responsables de la lutte contre le changement climatique espèrent que le sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'UE en octobre ouvrira la voie à un accord sur les objectifs pour 2040 et donc à un engagement plus clair pour 2035. Pour l'instant, cependant, l'Union se rendra au sommet de l'ONU sur le climat avec une simple promesse, et non avec un plan précis.
Politico/gnews.cz - GH
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